Chaque musique a trouvé sa place naturellement au fil des pages... à écouter en lisant au fur à mesure...
Pour les imagescomme pour la musique, un état d'esprit !
de toute façon c'est l'image que j'ai de moi !
pareil, j'ai glané tout ça sur le net ou dans mes archives,
j'éspère que cela ne dérangera personne, alors
je m'excuse d'avoir outrepassé mes droits (d'auteur?!)
1er épisode
le phénix avait une vie....avant...
Cold case theme song
Voici quelques années (environ 11 ans), je suis sorti avec « celle qui est belle mais qui sourit pas).Les premières années, l’étudiante a pu bénéficier de mes infidélités et autres trucs de mec.
Mais, pour le pauvre type que je devais être, la vie n’a plus sourit de la même façon le jour ou il a du accepter une épée de Damoclès (ce qui en devint mon slogan).
Je passais de l’état de « gamin qui réfléchissait plus avec le bas du ventre » , qui faisait des kilomètres et de kilomètres juste pour des aventures d’un instant, INSOUSCIANT !
D’abord le suicide par peur des suites de cette saloperie, puis, grâce à mon étudiante, une « fausse » acceptation qui ressemblait plus à une résignation, mais bon, plus d’envie suicidaire officielle. Bon, j’avais 27 ans et la vie n’allait apparemment pas s’arrêter là.
Je changeais de comportement radicalement, d’abord grâce aux divers associations que j’ai fréquenté. Le thème de la SEP concerne 2 femmes minimum pour trois malades, et il s’avère que l’homme dans toute sa splendeur n’a que rarement les couilles d’affronter ses bobos !
Donc par ce biais là, j’ai appris à respecter les femmes, à les écouter, à les comprendre aussi et enfin à les admirer pour leur courage dans plein de domaine dont celui d'appréhender leur propre maladie. Quel courage Mesdames !!
Par contre, depuis, ENNOOOrme remise en question sur moi-même et mon état d’homme.
Pas joli-joli. Je pense, et j’espère, que c’est à ce moment que j’ai commencé de changer.
J’ai appris à me désinhiber face à la maladie et à tout plein d’autres choses. Je ne me savais pas pudique sur ce plan, mais j’ai appris à communiquer sans fioritures, à écouter, à réconforter …
Tout ça c’est bien mon garçon, mais …et toi, ben moi, honnêtement je me suis jeté à corps perdu dans le « remontage de morale des autres » pour m’oublier je pense.
Dans tout ça, la principale bénéficiaire fut mon étudiante qui ne s’est pas sauvée à cause de ma maladie, ce qui était tout à son honneur !!! Je pense que pour la première fois de ma vie, j’ai réussi à arrêter d’être con avec une fille….pas mal, hein ?
Ce que je n’avais pas compris, c’est que j’étais pourri de complexes et aussi que j’avais peurde me dégrader.
J’ai mélangé tout ça et j’ai donc choisi de me soumettre à mon étudiante, ce qui correspondait parfaitement à son caractère. J’ai cessé d’exister en tant que MOI et me pliais tant bien que mal au début, puis certainement par amour, a ses nombreux et divers règlements.
J’aimais vraiment cette femme, malgré tout, et l’étudiante est devenue PROF !
Mon existence avait comme sens mes revenus, et mon faible encombrement car fallait pas trop le dire ce que j’avais….mais bon, je l’aimais….
La SEP m’a pas mal épargné car je n’étais pas trop atteint physiquement, alors j’étais montrable au cas ou, mais je crois que c’est durant ces années que je suis devenu casanier.
Mes passions comme la numismatie ne l’intéressait pas, donc je laissais tomber, mes associations divers ne l’intéressait pas non plus, alors à force je n’y allais plus non plus. Faire les choses seul ne me motivait pas du tout, alors tant pis.
A suivre ...
2ème épisode
Cali - pensons à l'avenir
je ne peux plus l'écouter, c'était ma vie...je croyais.
Bref, j’aimais ma femme et je mettais entre parenthèses ma vie pour n’être là que pour elle, afin qu’elle ne manque de
rien…
La vie se passait bien « pour nous deux » jusqu’à ce que je croyais être le plus beau jour de ma vie… en 2002 elle me demande en mariage….
J’étais bouleversé : comment une femme, professeur des écoles, intelligente, belle (sauf qu’elle sourit pas), qui ne prend des décisions qu’après mûre réflexion pour tout, pour ne jamais avoir à prendre de risque etc… etc….
Pouvait vouloir s’engager avec un mec comme moi ? Poursuivi par un passé d’infidélité, et un présent alourdi par une maladie incurable….et pis même pas le bac…
ATTENTION !!! PASSAGE INTERDIT AUX MINEURES !!!
…. Je n’étais même pas un bon amant, car la maladie m’a entre autre fait perdre énormément de sensibilité sur mon corps. Ben voui, c’est le système nerveux central qui est atteint, et il choisit certaines parties du corps pas forcément visible pour s’amuser….le vicieux !
Bah, donc d’après les revues scientifiques, le risque d’impuissance existait.
Ayant perdu l’essentiel de ma libido, je ne voyais même pas que cette femme avait sauté sur l’occasion pour ne plus du tout chercher de rapports…
C’EST BON LA.
Ben tout bien pesé, j’ai refusé. Pourquoi lui imposer tout ça, j’avais pas le droit, cette femme parfaite méritait mieux que moi, non ?
Je ne comprenais plus rien. La femme que j’aimais mais que je ne méritais pas insistait !
Elle me pardonnait mes écarts passés (enfin) et m’encourageait à accepter ma maladie, avec toutes ses incertitudes…. Elle.
Je me suis dit qu’elle m’acceptait comme j’étais ! Quelle chance !!! Je rêvais ….c’était bien.
Conscient du cadeau qu’elle me faisait, conscient de n’être pas vraiment un homme (tiens mes complexes sont toujours bien là, ça va pas mieux) et conscient des risques encourus, je me jetais à corps perdu (décidemment) dans ce mariage ! Elle ne devait pas regretter, donc je faisais tout mon possible pour lui plaire et réaliser ses vœux, à Elle, la femme de ma vie…
Donc, le 9 août 2003, jour de la St Amour, nous nous sommes mariés pour le meilleur et le pire. Date choisie par Madame, lieu choisi par Madame et invités essentiellement du Corps enseignant. J’étais d’accord sur tout de toute façon.Le mieux était que c’était le jour le plus chaud de l’année, que je ne supporte plus la chaleur (cause dérèglement thermostat interne),
Et que je souriais, heureux dans mon costume écru qui commençait à être trempé, mais je souriais ….heureux !!?!!
Moi, Alain, né le 17.09.71 à Sarreguemines en Moselle, 1,88 m, plus toutes mes dents car ils se sont planté à l’hosto… les premiers indices de SEP sont, entre autre une névrite optique et une perte de sensibilité, donc, ils m’ont arraché des dents…. Pas grave, ça pourrait être pire, alors je souris… j’ai toujours eu beaucoup de charme quand je souris….et puis ça fait une façade en béton armé, non ? En tous cas j’adopte ce comportement débile ! Enfin bref, j’étais marié, avec l’objectif de FONDER UNE FAMILLE si tout va bien…
Les jours passent, et vlan, on achète une maison fonctionnelle pour Madame, dans un quartier chicos (dur pour moi, j’avais les cheveux jusqu’aux reins) mais les gens ont l’air sympa, moi, je souris…Sauf qu’emprunter 130 000 euros fut bien placé dans la série dégradante due à mon Alien*… Je fus mis à nu médicalement pour payer une assurance hors de prix, obligatoire, et qui ne me garantis sur rien….je souris…. Je gagne bien ma vie, alors fonçons, ne pas montrer trop les coups que je me prends dans la gueule pour ne pas effrayer Ma Femme !!
*petite parenthèse : depuis cette découverte médicale, j’ai contacté Fox Mulder, et je sais que je viens d’ailleurs…..
Bon, maison achetée (sur 20 ans, les boules), mariage consommé (sans nuit de noces…) donc dans l’ordre hiérarchique de son esprit despotique, euh, pardon, organisé, nous n’allions pas tarder à attaquer le sujet des enfants ! (je suis en plein rêve).
Pendant ce temps, je finissais ma transformation… mes amis n’existaient plus, la musique que j’aimais et qui m’accompagnait à chaque instant non plus, plus de passions à moi….je précise que dans tous les cas, JE suis entièrement responsable de cet état de fait ! Je n’ai rien fait pour me « dépatouiller » de cet état d’esprit.
Mon seul but, Ma seule envie, c’était qu’lle soit heureuse, comblée, qu’elle ne regrette pas…
Natasha St-Pier & Pascal Obispo - Mourir demain
c'était cucul la praline, mais je pensais ça....
Bon, revenons à l'horreur...
J’ai choisi d’être pire qu’un chien (elle n’aimait pas les chiens).
Tu veux ça, tu l’as. Pour tout !! Je l’aidais pour son métier, j’étais d’accord pour tout, et je m’enfermais dans ma grotte…par ma faute !! (Tiens, complexes, peur….toujours là ?)
Bah, je souris, ne pas inquiéter, être comme tout le monde !!! Après tout, ça ne se voit pas, et les gens ne savent pas….Tant mieux ! Souris !
3ème épisode
C'est vraiment con un mutant amoureux.
Muse - Time is running out
La vie continuait de la même manière, mais avec en plus du projet de réaménagement de la maison (nous n’avions qu’un pavillon F4 + 1 chambre au sous-sol !), il nous manquait une chambre au moins pour un futur enfant, il fallait faire les démarches médicales pour savoir ce que nous avions comme solution pour nous aider à avoir un bébé.
Etant impuissant, nous avons orienté nos recherches vers les FIV et autres qu’internet nous recommandait à sa manière. Ayant un bon médecin traitant, elle nous a prit un rendez-vous
Avec une « pointure » : le professeur J. au CHU de Dijon.
Un homme charmant et compréhensif….j’ai d’abord dû faire des essais concernant mon impuissance vu que ma femme elle était en pleine forme… Pendant des mois, j’allai seul à Dijon, car elle ne pouvait poser de jour vu son métier (hein ??!) et j’endurai divers vibromasseur pour homme avec et sans traitement pour aider….RIEN.
Faut dire que libido zéro, et plus aucune habitude pour ça vu que cela faisait des années que plus rien, même pas une caresse… RIEN. Faut dire que ces moments de solitude, je les vivais vraiment seul, seul quoi. Seul, parce qu’il fallait bien faire semblant d’assumer. Après tout, le problème venait de moi ! Tiens, complexes….
Soit, après ces séances hautement torrides, j’avais tout le trajet pour me remettre et assurer un maximum : » c’est pas grave, je recommencerai…. Jusqu'à on va essayer autre chose.. »
Muse - Sunburn
Pour essayer autre chose, une seule solution : aller chercher directement le nécessaire là ou il faut, c'est-à-dire une petite opération pour prélever du sperme dans un de mes testicules.
Chouette ! La fin de mon humiliation !! Bonjour les nouvelles angoisses. Nouveau rendez-vous avec le Prof.
Une première dans la « recherche SEP » : afin de ne rien risquer au niveau qualité et bonne santé de mon sperme, nous décidons d’un commun accord avec le Prof., mon neurologue et moi-même de suspendre mon traitement, à mes risques et périls, ça ne s’était pas encore fait, mais aller Zou, fallait avancer, pour ma Femme, et moi aussi, je voulais un enfant….Même si j’avais peur…ça en valait la peine…… une famille…..
Bon, je suspends mon traitement (les boules), et je me fais opérer, anesthésie générale pour des si petites chose, rasé des pieds à la tête, et la cerise sur le gâteau, ils étaient une dizaine au bloc, dont des étudiants, car le sujet était passionnant ….pour eux !
Tout se passe pour le mieux, bonne qualité, on avance alors je souris.
Madame en a, quand à elle, bavé à cause de moi, enfin si on veut. Elle a dû subir aussi les vérifications de principe, la pauvre.
Le magicien, ou plutôt le Professeur a procédé à l’accouplement in vitro, et des embryons virent le jour….des p’tits bouts de nous deux… c’était magique… Je perdais encore plus pieds avec la réalité….je vivais un rêve….encore… !
Désormais, j’étais spectateur, pour mon plus grand bonheur, sans me douter que j’allais droit dans un mur immense, dont j’avais largement contribué à la fabrication.
Le traitement à base d’hormones afin que Madame puisse accueillir « le petit » est une phase douloureuse physiquement et psychologiquement pour une femme !
J’ai essayé d’être un mari digne de ce nom, en me farcissant ses angoisses (comme si j’en avais pas !) en la cajolant (quand elle me laissait faire) et en respectant son IMPATIENCE, que je ne comprenais pas au début.
Je voyais bien ses amies, sœur et autres jeunes femmes la « narguer » avec leurs grossesses,
Mais j’évitais de lui en parler et nous faisions semblant de rien devant tout ce monde.
Ils ne devaient pas savoir….que la perfection n’était pas parfaite .Je culpabilisait énormément mais je ne le montrais pas, c’était ma faute après tout.
Natasha St-Pier & Pascal Obispo - Tu trouveras
Ca aussi, c'est du cucul, mais j'aurais tellement voulu qu'elle me dise ces mots. Tellement.... J'étais romantique, je crois.
Vint le jour de la première insémination à laquelle j’ai assisté, comme c’était magique, émouvant, incroyable… mais j’y croyais…
Madame rentrée à la maison s’est mise à tout calculer, chronométrer, disséquer avec l’organisation tellement propre à elle… c’était horrible d’assister au dépouillement total d’un peu de romantisme, d’amour ? Pour moi, ça ne durerait pas ! C’était à cause du traitement !!
AH oui, j’oubliais, je souriais…
François Feldman - Rien que pour toi

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